Biographie
Avec plus de cent chansons écrites et composées, Laurent Beaumont a suffisamment de titres dans ses manches pour non seulement assurer sa propre carrière, mais également faire profiter de ses talents à d’autres artistes. Ainsi, en quelques années seulement, aboutissent une dizaine de collaborations, dont les plus marquantes et symbiotiques furent sans doute celles avec François Isnard, Maryse du groupe YZO, ou encore Madi.Lors de chaque nouvelle expérience, il n’hésite pas à s’engager sur des traces nouvelles, en composant avec brio et facilité déconcertante, des chansons aux ambiances pop, rock, latino, électro, moyen-orientale, symphoniques ou encore de R’nB. Le métissage de toutes ces influences aboutit à des morceaux étonnants, tel que le titre « Chrysalide » (sur l’album Has Been) qui illustre parfaitement cet assemblage fusionnel, avec des montées vertigineuses à donner la chair de poule.
L’éclectisme marque également ses débuts. Outre ses nombreuses occupations dans la pure « fabrication » musicale, il n’hésite pas à œuvrer un peu plus dans l’ombre, en acceptant par exemple en l’an 2000, d’être pianiste des différentes représentations sur Bordeaux du one man show de Farid Chopel. Les quatre années de scène passées avec AD LIB et PLASMA lui ont donné l’occasion d’exprimer son talent, et de consolider une expérience et une assurance que l’on ne peut acquérir que face au public. A chaque concert, des enseignements sont tirés et les petites imperfections détectées sont vite assimilées pour les gommer des représentations suivantes.
Artiste accompli, Laurent Beaumont ne craint pas de prendre des risques. Il a en effet récemment monté un spectacle intitulé « Les différents stades du deuil », titre osé et au premier abord peu attractif, qui dissimulait un concert thématique, au cours duquel il reprenait chronologiquement des titres écrits depuis le début de sa carrière et parfois en duo avec leurs interprètes d’alors.
Une personnalité hors du commun
Laurent Beaumont est un artiste marqué depuis son plus jeune âge par la dualité : né le 17 septembre 1976 à Nantes, dans une ville déchirée entre son appartenance entre les Pays de la Loire et la Bretagne, il passe ses vingt premières années dans le Pays Basque, autre région fortement marquée par une coexistence identitaire. Dès l’âge de six ans, il intègre l’Estudiantina à Saint Jean de Luz, où on lui enseigne la guitare.
Mais sa vocation pour le milieu musical s’est véritablement découverte dans le repli et la construction de l’adolescence, bercé par Guns n’ Roses, puis à la source même du rock des années 70 (Led Zeppelin, Deep Purple…). Il écrit alors ses premières compositions et s’associe à des copains de lycée pour sa première formation, HUNGER STRIKE, dans lequel il sera guitariste.
A 20 ans, il quitte la région de son enfance, sa ceinture noire de judo et son groupe. Il déménage à Bordeaux, tant pour poursuivre ses études que pour rompre avec son passé sentimental, qui l’avait conduit à une solitude créatrice et dans le même temps à l’initiation au piano. Il réalise alors ses premières compositions en français.
Quelques cent morceaux plus tard, il est aujourd’hui pleinement épanoui dans sa vie personnelle, professionnelle et musicale, les liens entre les trois étant de plus en plus resserrés. Si un seul mot, un seul adjectif devait concentrer et résumer la personnalité de cet artiste, ce serait « rare ». Un peu comme une perle que l’on trouve parfois dans les huîtres, il faudrait ouvrir pas mal de coquilles avant de tomber sur un Laurent Beaumont.
Bien sûr, comme de nombreux artistes, il est impatient, perfectionniste et hyperactif… D’accord, il n’est pas très grand….Mais à côté de ses quelques « travers » se bousculent une pléiade de qualités qui fait que les premiers sont vite écrasés par les secondes.
Le trait de caractère principal de Laurent Beaumont est véritablement l’altruisme dont il fait preuve. Pas un altruisme et une proximité convenus, de façade, mais bien un engagement profond dédié au service des autres. La première profession qu’il a choisi d’embrasser, celle d’infirmier, est d’ailleurs complètement révélatrice de son état d’esprit.
Il est une oreille attentive, à l’écoute, et une bouche de bon conseil, fonctionnant de concert avec un cerveau aiguisé à haut pouvoir de réflexion. Il préfèrera en effet se taire et laisser s’exprimer son interlocuteur, plutôt que de parler pour finalement ne rien dire. Comme dans l’écriture de ses textes, chaque mot est pesé, direct et efficace. A la fin de l’envoi, il touche...
Un autre exemple de son engagement : il est à l’initiative de ce qu’il convient d’appeler désormais une institution sur Bordeaux. En seulement quatre ans, il a réussi à imposer la tenue annuelle d’un « Concert contre le Cancer », événement caritatif dont l’intégralité des entrées est reversée à La Ligue contre le Cancer. L’idée lui est venue tout naturellement lorsque François Isnard, ami et interprète de ses chansons, alors âgé à peine d’une vingtaine d’année, fût happé par le cancer un soir de fête de la musique, en 2001.
Les quatre éditions successives ont permis de recueillir plus de 10.000 euros et rassemblé plus de 1.000 spectateurs autour d’une maladie qui a du mal à fédérer tant elle fait peur. Malgré tout, les résultats sont là, et le combat, comme le spectacle, continuent. C’est d’ailleurs toujours l’occasion pour Laurent Beaumont de partager la scène et d’offrir leur chance à de nombreux jeunes artistes, qui à chaque édition, sont de plus en plus nombreux à se bousculer pour participer bénévolement à la soirée.












